150 randonnées à raquettes sur les Alpes du Sud PDF

Tableau Avalanche dans les Alpes, peint en 1803 par Philippe-Jacques de Loutherbourg. Il n’150 randonnées à raquettes sur les Alpes du Sud PDF a pas de classification universellement acceptée des avalanches.


Elles peuvent être distinguées selon leur mécanisme de déclenchement, leur qualité de neige, leur taille, leur dynamique, leur potentiel destructeur. Des méthodes et des techniques de prévention et de protection permettent de mieux gérer et de réduire le risque avalancheux, mais pas de l’annuler. Chacun d’eux pourra compléter sa description initiale par quelques éléments de l’autre approche. Assez fréquemment chaque hiver, le pisteur-secouriste doit aborder simultanément ces 2 approches. Pour chacun de ces critères, des avalanches mixtes, qui combinent une phase coulante et un aérosol, ou pour lesquelles le déclenchement est d’abord ponctuel puis en plaque, sont également possibles. Dans la quasi-totalité des cas de déclenchements par un pratiquant, l’instabilité du manteau neigeux est dite  de plaque , avec une fracture linéaire.

La superficie concernée par cette double rupture de la couche fragile est fonction des caractéristiques de la neige superficielle, qui transmettra plus ou moins les contraintes à la couche fragile en fonction de son épaisseur et de sa rigidité. On peut également trouver des départs en plaques de neige humide. Avec ces ampleurs exceptionnelles, ces avalanches n’impliquent que très rarement les randonneurs. Ces avalanches, souvent déclenchées par des skieurs ou randonneurs, sont celles qui font le plus de victimes. La fracture linéaire du manteau neigeux de la zone de départ les caractérise. Ces avalanches concernent des neiges avec peu ou pas de cohésion : poudreuse froide type faces planes, ou neige de fonte gorgée d’eau.

Elles sont un peu moins dangereuses du fait des plus faibles quantités de neige mobilisées, et risquent moins d’emporter le pratiquant qui les déclenche car elles partent en dessous de lui. Il s’agit de la forme d’écoulement par défaut des avalanches, qui peut donc concerner tout type de neige. Ces avalanches constituent un écoulement granulaire de neige, qui se comporte alors comme un fluide à seuil. Ces avalanches peuvent causer d’importants dégâts aux bâtiments du fait des masses de neige en mouvement, malgré leur vitesse parfois faible.

Leur trajectoire suit la ligne de plus grande pente, mais n’est pas pour autant très facile à prévoir, car un dépôt d’une précédente avalanche peut suffire pour les dévier. La très faible poussée d’Archimède de l’avalanche provoque l’enfouissement de la plupart des victimes emportées, plus ou moins rapidement selon la masse volumique moyenne et selon l’épaisseur de l’écoulement. Jeux olympiques d’hiver de 1924 à Chamonix. Sa méthode a ensuite été développée par le suisse A. 1955 qui a utilisé une formule empirique simple, en traitant l’avalanche comme un bloc coulissant de neige se déplaçant avec une force de traînée proportionnelle au carré de la vitesse et à son débit. Il existe des avalanches classées exceptionnelles sans aucune victime et inversement.

La puissance des avalanches est telle qu’elles emportent facilement tout élément mobile rencontré, comme des hommes, des animaux, des rochers et qu’elles peuvent détruire de nombreux obstacles tels que arbres, forêts, pylônes, bâtiments. Chaque année, de nombreuses personnes sont tuées par des avalanches, le plus souvent lors de randonnées en montagne ou lors du ski hors-piste, parfois en alpinisme, plus rarement sur des routes ou dans des bâtiments. L’ensevelissement sous la neige peut être limité avec l’utilisation par le skieur d’un airbag avalanche. L’expertise étant nécessaire, mais pas suffisante, la prévention passe donc par l’utilisation d’un matériel de secours efficace et maîtrisé, qui permet de minimiser les conséquences de l’emport et surtout de l’ensevelissement. Il arrive également que des avalanches surviennent dans des zones habitées, causant de véritables catastrophes en détruisant des maisons et en ensevelissant sous un amas de neige leurs victimes. Probabilité de survie en fonction du temps passé enseveli. Cela ne tient pas compte des dommages éventuellement subis par la personne emportée par l’avalanche.

Le temps imparti à ces trois phases de secours est d’un quart d’heure environ, ce qui implique qu’elle soient menées avec une très grande efficacité. On peut aussi citer l’Avalung, qui permet d’éviter les risques de suffocation à une victime ensevelie. Cependant, une faiblesse commune à ces deux appareils est de nécessiter une action de la victime pour les mettre en œuvre au moment du départ de l’avalanche. Elle s’applique à l’échelle d’un massif sans distinction de versant ou d’heure. Le manteau neigeux est bien stabilisé dans la plupart des pentes. Les déclenchements d’avalanches ne sont en général possibles que par forte surcharge sur de très rares pentes raides.