Analyser les usages des systèmes d’information et des TIC : Quelles démarches, quelles méthodes ? PDF

L’ordinateur constitue l’élément clé du phénomène  révolution numérique . 1970, les premiers ordinateurs personnels sont fabriqués à grande échelle. Analyser les usages des systèmes d’information et des TIC : Quelles démarches, quelles méthodes ? PDF constitution du réseau internet, par lequel des ordinateurs du monde entier peuvent se connecter entre eux, a constitué le deuxième facteur décisif de la  révolution numérique .


On dénombre un million d’ordinateurs connectés en 1992 et 36 millions quatre ans plus tard. Les développements de la robotique et de l’intelligence artificielle structurent le phénomène  révolution numérique . Le mot  révolution  renvoie aux multiples espoirs que fait naître cette mutation, principalement celui d’une réappropriation de l’espace public par les citoyens. Comme la révolution industrielle, survenue deux siècles plus tôt, la révolution numérique est provoquée par un changement technique. Selon Marcello Vitali-Rosati et Michaël E.

Sinatra, la révolution numérique, notamment dans le champ des humanités numériques, engage à une  réinterprétation des structures conceptuelles à travers lesquelles l’homme se rapporte au monde et, surtout, structure et organise sa connaissance. Du fait qu’elle marque l’entrée dans un nouveau paradigme de la connaissance, la révolution numérique peut être comparée à l’invention de l’imprimerie. 2000, l’apparition du smartphone, ordinateur tenant dans la main et pouvant être utilisé pratiquement partout sur le globe. Ces innovations permettant aux échanges de s’opérer sous une forme électronique, les barrières géographiques et culturelles cessent d’être aussi contraignantes que par le passé.

Articles détaillés : dématérialisation, géolocalisation et réalité augmentée. Le mythe de la révolution dévale sur le monde moderne. Nous assistons à un usage outrageux du terme « révolution », tout et n’importe quoi est aujourd’hui qualifié. Un premier abus avait consisté à utiliser ce terme pour désigner la transformation de l’industrie au XVIIIe siècle. Le mot « technologie », quel qu’en soit l’emploi moderne des médias, veut dire « discours sur la technique ».

Mais cela n’a rien à voir avec l’emploi d’une technique. L’expression  révolution numérique  pose problème dans la mesure où elle réunit deux mots d’origines très différentes : le mot  numérique , qui renvoie à l’évolution de l’informatique, et le mot  révolution  qui est l’objet d’une multiplicité d’interprétations. Partant de ces caractéristiques, il est possible d’ébaucher une histoire de la  révolution numérique , un portrait l’assimilant au progrès. Sous cet angle, la  révolution numérique  prend le visage de quelque chose de négatif : l’aliénation. Il est donc nécessaire d’établir une histoire de la réception de la  révolution numérique , c’est-à-dire non seulement d’analyser la façon dont le phénomène est vécu, mais également comment l’expression elle-même est interprétée. Les premiers ordinateurs étaient de simples machines à calculer : les informations qu’ils avaient à traiter étaient exclusivement des nombres. En 1612, est mis en place un service de diligences transportant à la fois du courrier, des paquets et des voyageurs.

Dans la deuxième moitié du siècle, deux philosophes, l’Allemand Gottfried Wilhelm Leibniz et l’Anglais Thomas Hobbes, émettent l’hypothèse que la pensée peut se formuler de façon systématique par le biais d’un langage mathématique. Mais c’est un autre philosophe, le Français Blaise Pascal, qui entreprend de concrétiser ces principes en inventant la pascaline dès 1642 : la toute première machine à calculer dont le fonctionnement permet de traiter un algorithme. En France, les principaux acteurs de cette mutation sont issus de la bourgeoisie, une nouvelle classe sociale qui  détrône  l’aristocratie. La Grande-Bretagne affirme sa suprématie sur le reste du monde : 500 pompes à vapeur y fonctionnent en 1800, la première locomotive y circulant en 1803.

Ces mutations engendrent de tout nouveaux rapports entre la science et la technique : le scientifique cesse d’être un amateur et devient un professionnel formé par des études supérieures, accédant au statut d’ingénieur. Est-il besoin d’une grande perspicacité pour comprendre que les idées, les conceptions et les notions des hommes, en un mot leur conscience change avec tout changement survenu dans leurs conditions de vie, leurs relations sociales, leur existence sociale ? Que démontre l’histoire des idées, si ce n’est que la production intellectuelle se transforme avec la production matérielle ? En 1801, Joseph Marie Jacquard, avec son métier à tisser à cartes perforées, fait émerger le concept de programmation. Dans les années 1840 et 1850, Ada Lovelace et George Boole développent des théories permettant non seulement de traiter des opérations mathématiques de manière automatique, mais également de traduire des concepts en équations. En revanche, le siècle est marqué par des inventions décisives dans le domaine des télécommunications.