Anthologie de la poésie de langue française : (du XIIe au XXe siècle) PDF

Occitanie, au sein de la haute noblesse occitane. Puis, il s’est répandu par la suite dans d’autres couches sociales et s’est étendu au nord de l’Italie et de l’Espagne. Les troubadours ont participé activement à anthologie de la poésie de langue française : (du XIIe au XXe siècle) PDF vie sociale, politique et religieuse de la société de l’époque. Les thèmes abordés dans les chansons des troubadours portent principalement sur la chevalerie et l’amour courtois.


L’image d’Épinal du frivole poète courtisan ou du baladin à grelot n’a qu’un très lointain rapport avec la réalité. Le baladin à grelots était plutôt le rôle des bateleurs et jongleurs qui accompagnent le troubadour et parfois chantent leur composition à leur place. Cette aire correspond à celle qu’on appelle aujourd’hui l’Occitanie. Les trouvères et trouveresses sont leurs équivalents de langue d’oïl au nord de la France. Les Minnesängers sont leur équivalent germanique. Les thèmes les plus connus sont épiques, avec la vie des chevaliers, et lyriques avec la poésie courtoise.

Ils sont aussi très souvent satiriques et comiques, moraux ou religieux, et même juridiques ou politiques comme l’Histoire de la guerre de Navarre de Guillaume Anelier. La poésie des troubadours est une littérature poétique en vers réguliers, destinée à être chantée, voire mise en dialogues et en saynètes. Le troubadour est défini comme celui qui sait trouver des vers et composer les musiques, il correspond à l’idée actuelle d’inventeur ou de créateur. Le troubadour était à la fois celui qui maitrisait l’art poétique, et qui composait des mélodies pour accompagner le texte.

Le mot troubadour, au sens strict, désigne les poètes du Moyen Âge s’exprimant en langue occitane. Nostre Dame, Vies des anciens poetes provençaux, p. Vie de saint Léger, édition J. Vie de saint Alexis, édition Chr.

Wace, Roman de Brut, édition I. Cependant des historiens, des spécialistes de la littérature ou des musicologues considérant une possible origine arabe de l’art des troubadours proposent aussi un étymon arabe au terme de trobar : dès 1928, l’arabiste espagnol Julián Ribera y Tarragó a émis l’hypothèse d’une origine arabe au mot trobar et ses proches parents, du moins dans son usage spécialisé de  composer des vers, chanter, etc. Ce lexème aurait été emprunté par les dialectes romans parlés en Andalousie, lors de l’occupation de l’Espagne par les arabes, puis en catalan et en occitan. La langue des troubadours était la lenga romana, langue romane, terme toujours utilisé par les chartistes pour désigner la langue des textes profanes du Moyen Âge de ces régions, qu’ils soient poétiques ou non. On lui préfère actuellement l’appellation d’ancien occitan. Chanson de sainte Foy d’Agen et le Poème sur Boèce.