Commentaires sur les Psaumes : Tome 1 (Psaumes 1-14) PDF

Hilaire de Poitiers, premier évêque de Poitiers réellement attesté, né vers 315 et mort en 367, est un écrivain latin chrétien. Saint pour les chrétiens, il est fêté le 13 janvier. Issu de l’aristocratie gallo-romaine de la cité de Lemonum, il commentaires sur les Psaumes : Tome 1 (Psaumes 1-14) PDF une bonne éducation, il est formé à la rhétorique latine.


 » Rhône de l’éloquence « , au dire de saint Jérôme, Hilaire de Poitiers fut, à n’en pas douter, un merveilleux prédicateur. Ses Commentaires sur les Psaumes ont-ils fait la matière d’homélies avant d’être confiés à l’écrit ? On peut en débattre. Reste que la beauté d’une pensée qui se déploie avec sérénité, souplesse et densité ne peut manquer de surprendre et de ravir le lecteur qui découvrira que, plus d’un demi-siècle avant les Enarrationes in Psalmos de saint Augustin, la Gaule chrétienne était dotée d’un commentaire du psautier en langue latine. Tout à la fois théoricien et praticien, Hilaire énonce des principes d’exégèse qui seront souvent repris, sans que sa paternité soit d’ailleurs toujours reconnue. La présente édition reprend l’acquis de travaux antérieurs, notamment pour l’établissement du texte, et propose une traduction qui, jointe à celle du Commentaire sur le Psaume 118, publiée dans Sources Chrétiennes par Monsieur Marc Milhau (vol. 344 et 347), constitue la première traduction française intégrale des Commentaires sur les Psaumes depuis Hilaire lui-même. Par sa richesse, sa subtilité et la limpidité de ses analyses, cette exégèse jette un pont entre l’Orient et l’Occident. Parole d’un homme qui tente d’expliquer la Parole de Dieu, n’a-t-elle pas encore bien des secrets à livrer ?

En 355, alors que l’arianisme s’étend en Gaule, il s’oppose à cette théologie. C’est là qu’il découvre la pensée des théologiens orientaux et qu’il écrit ses grands traités de doctrine trinitaire : de Trinitate, de Synodis. L’empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie afin de réconcilier l’Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens. L’empereur souhaite avant tout l’unité religieuse afin de parvenir à l’unité politique. Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l’empereur dans ses deux Livres à l’empereur Constance. Hilaire, reprenant son ministère épiscopal, continue à écrire pour l’édification de son peuple, en particulier son Traité des mystères, catéchèse mystagogique et allégorique, ainsi que ses Commentaires sur les psaumes, œuvre d’exégèse.

Il poursuit sa lutte anti-arienne, s’opposant en particulier à Auxence de Milan, avec l’aide d’Eusèbe de Verceil. Saint Martin de Tours le rejoint vers 356, se mettant à son école. En 360, Martin fonde l’abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. La majeure partie des écrits d’Hilaire a été conservée : écrits exégétiques, traités théologiques et compositions liturgiques, en particulier des hymnes.

Son œuvre principale est le De Trinitate, traité en 12 livres, composé pendant son exil. Il y défend la consubstantialité du Fils avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité du Christ, et contre les sabelliens qui ne distinguent pas le Père et le Fils. La théologie d’Hilaire est la première synthèse doctrinale écrite en latin. Son œuvre exégétique est originale en Occident : dans la ligne d’un Origène, il distingue un sens littéral d’un sens spirituel, et il s’attache à tirer des conclusions propres à instruire et à édifier. Lors de son exil en Orient, il entre en contact avec le texte grec des écritures, dans sa version de la Septante et il découvre plus précisément les œuvres d’Origène.

Par ses Hymnes, redécouvertes à l’époque contemporaine, il fait œuvre de pionnier, précédant saint Ambroise de Milan. Considéré comme Père de l’Église, saint Hilaire de Poitiers a été élevé au rang de docteur de l’Église par le pape Pie IX en 1851. L’Église orthodoxe l’a toujours considéré comme Père de l’Église et tenu en haute estime. De nombreux lieux et bâtiments catholiques ont été baptisés au nom de ce saint. Il est le patron de la ville de Parme en Italie.

Smulders, La Doctrine trinitaire de St. Esquisse du mouvement dogmatique depuis le Concile de Nicée jusqu’au règne de Julien, Roma, PUG, 1944, collection Analecta Gregoriana no 32. Catta, Saint Hilaire et le cardinal Pie, Dominique Martin Morin, 2015, 197 p. Recherches sur la naissance, l’enseignement et l’épreuve d’une foi épiscopale en Gaule au milieu du IVe siècle, Paris, Études augustiniennes, 1971, 667 p. Ladaria, Il Dio vivo e vero : Il mistero della Trinità, Casale Monferrato Piemme, 1999.

Diccionario – Burgos : Editorial Monte Carmelo, 2006, 341 p. Denis Dupont-Fauville, Saint Hilaire de Poitiers, théologien de la communion, Roma, PUG, 2008, Collection Analecta Gregoriana, no 305, 412 p. Dieu Trinité d’hier à demain avec Hilaire de Poitiers, Actes du congrès-colloque du Futuroscope de Poitiers, nov. Bertrand, Paris, Cerf, 2010, 551 p.