De remarquables oubliés : Tome 1, Elles ont fait l’Amérique PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. On a longtemps cru qu’il était né le 24 août 1474, qui est la date de remarquables oubliés : Tome 1, Elles ont fait l’Amérique PDF par son premier biographe, Antonio de Remesal.


Les femmes sont absentes de l’histoire officielle de l’Amérique – ne te dit-on pas assez ? Les Amérindiennes certainement, mais aussi toutes les autres, sans distinction culturelle : Inuites, Canadiennes, Anglaises, Noires, Françaises et Métisses. Plusieurs d’entre elles sont des êtres d’exception dont le contact avec ce vaste continent a révélé l’intelligence et le caractère. Elles ont fait l’Amérique rétablit la mémoire de quinze de ces « remarquables oubliées », héroïnes aux exploits invisibles, résistantes, pionnières, aventurières, diplomates, scientifiques, exploratrices ou artistes… Ce livre s’inspire du matériau et de la philosophie de la série radiophonique De remarquables oubliés, produite et diffusée par la Première Chaîne de Radio-Canada. La version littéraire donne une nouvelle vie à l’ambition des deux auteurs : regarder l’envers de l’histoire pour éclairer le visage des gens ordinaires, qui souvent en sont les véritables acteurs.

Christophe Colomb à Séville après son premier voyage. Son père et son oncle ont participé au deuxième voyage de Colomb qui part de Cadix, le 25 septembre 1493. En 1503, il y devient propriétaire d’une encomienda, c’est-à-dire un titre de propriété attribué à un Espagnol sur des terres indigènes avec les habitants qui y sont rattachés pour exploiter ces terres. Il exploite cette encomienda durant dix ans avec son ami Pedro de la Rentería. Mais cette situation personnellement favorable est loin d’être générale.

Il retourne en Europe et est ordonné prêtre à Rome en 1512. Lors du IIIe dimanche de l’Avent 1511, il entend le dominicain Antonio Montesinos prêcher. Il paraît évident que ce discours a marqué Las Casas même s’il ne l’a pas immédiatement mené à la lutte pour laquelle il est si connu. La même année, le juriste Juan Lopez de Palacios Rubios écrit le texte du Requerimiento qui, selon lui, permet aux Espagnols d’avoir un accès aux terres des Indes qui ont été attribuées par le Pape à la Couronne espagnole.

S’ils refusent on peut leur imposer la foi par  le fer et le feu . En s’appuyant sur le texte du Requerimento, malgré une évangélisation et des baptêmes massifs, il ne peut empêcher le massacre de Caonao en 1513 qui le choque. En 1514, alors qu’il prépare son sermon sur Ecc 34, Las Casas lit   Celui qui offre un sacrifice tiré de la substance du pauvre agit comme s’il sacrifiait un fils en présence de son père  qu’il s’applique à lui-même. C’est sa première conversion: il prend alors conscience de la condition indigène, renonce à son encomienda et décide de partir pour la métropole avec Antonio de Montesinos. Bartolomé de las Casas s’engage alors dans une lutte de cinquante ans durant laquelle il fera plus de quatorze voyages entre les deux continents, voyages qui pouvaient durer entre soixante et quatre-vingt-dix jours dans des conditions souvent éprouvantes. Ses nouvelles convictions l’ont rapproché des dominicains du nouveau monde. Mais le combat s’annonce difficile, il faut sauvegarder à la fois les intérêts de la couronne et la vie des indigènes.

Selon Las Casas, Indiens et colons sont liés. En effet les Espagnols ont besoin de main d’œuvre pour s’enrichir et ils doivent en prendre soin pour qu’ils travaillent. Or la population baisse à vue d’œil, il y avait 1 100 000 Indiens en 1492 et il en reste 16 000 en 1516 selon l’homme d’église. Las Casas prendra conscience de son erreur lorsqu’il connaîtra les conditions de la guerre menée en Afrique.