Defaite ouvriere et exclusion PDF

Cependant, c’est sur la question des statuts du defaite ouvriere et exclusion PDF que se fait la division. Martov à ceux qui adhèrent au programme du Congrès. Derrière ces formulations est en jeu la conception d’un parti constitué de révolutionnaires professionnels pour Lénine, ou au contraire d’un parti de masse, largement ouvert à l’intelligentsia pour Martov.


Ce livre présente un questionnement sur les classes sociales à partir de la critique de la notion d’exclusion. Nous sommes dans une crise de société. Dire qu’il y a crise signifie que quelque chose doit se décider, mais est-ce que la relève, les forces aptes à prendre la décision sont là ? La défaite de la communauté ouvrière, de cette classe à laquelle le vingtième siècle a attribué un rôle central dans la recherche d’une nouvelle rationalité, signifie-t-elle que toute transformation est impossible ?

Ils préconisent l’alliance avec la bourgeoisie progressiste qui s’apprête à partager le pouvoir avec le tsar. Les bolchéviks préconisent la reprise du travail clandestin dans les centres industriels commencé avant 1905. Ils appellent au boycott de la Douma, en se fixant le but de faire tomber cette  caricature  de représentation populaire. Les bolcheviks se refusaient résolument à reconnaître que la bourgeoisie russe fût capable de mener à bien sa propre révolution et poussaient au contraire à une alliance entre les paysans et les ouvriers pour mener à bien la révolution socialiste. Or, la bourgeoisie tenait elle-même à faire alliance avec la monarchie : en effet, la bourgeoisie russe restait hostile à l’expropriation de la grande propriété foncière, et c’est précisément pour cette raison qu’elle était pour un compromis avec la monarchie, sur la base d’une constitution du type prussien. Déjà à l’époque, Lénine mettait en avant la question agraire comme le problème central de la révolution démocratique en Russie. Le nœud de la révolution russe, répétait-il, c’est la question agraire.

Georgui Plekhanov d’une alliance du prolétariat avec la bourgeoisie libérale, Lénine opposait l’idée d’une alliance du prolétariat avec la paysannerie. Russie du bric-à-brac féodal, de créer une couche de petits cultivateurs libres et d’ouvrir la voie au développement du capitalisme, non pas à la manière prussienne, mais américaine. La victoire de la révolution, écrivait-il, ne peut être accomplie que  par la dictature, parce que la réalisation des réformes qui sont immédiatement et absolument nécessaires au prolétariat et à la paysannerie provoquera une résistance désespérée chez les propriétaires fonciers, les grands bourgeois et le tsarisme. Sans dictature, il est impossible de briser cette résistance, de repousser les tentatives contre-révolutionnaires.

En dépit des espoirs des mencheviks, la bourgeoisie considérait de plus en plus que son rôle était de lutter contre la révolution. C’est dans les  soviets , c’est-à-dire les assemblées de délégués démocratiquement élus et révocables à tout instant comprenant les travailleurs, les soldats et les paysans pauvres que les bolcheviks devinrent majoritaires. Près de la moitié des bolcheviques devenus principaux leaders après la Révolution d’Octobre ont, à un titre ou à un autre, lutté dans le passé contre la politique de Lénine. L’opposition de la tendance  Communistes de gauche  rebondit en 1918 avec le débat entourant la signature du traité de Brest-Litovsk. Lorsque Lénine propose d’accepter les termes de l’accord avec l’Allemagne, il est soutenu par une faible partie du Comité Central.

Plus généralement, les Communistes de gauche qualifiaient la politique léniniste de médiation avec le capital national et international, et estimaient qu’elle serait mortelle pour la révolution. Le 4 mars, le comité du parti de Petrograd fait paraître le premier numéro de Kommunist, qui devient l’organe des Communistes de gauche. Leur opposition ne se limite pas à la question du Brest-Litovsk et est telle qu’ils envisagent de se séparer du parti bolchevique et de se battre sur leurs propres bases politiques dans une nouvelle organisation. Centralisme démocratique  dont l’origine remonte à 1919. Ils purent ainsi se survivre une dizaine d’années, une partie d’entre eux se ralliant au léninisme, alors que d’autres allaient évoluer vers des positions voisines de celles du Groupe Ouvrier de Gavril Miasnikov.