Deschamps-Makeïeff : Le sens de la tribu… PDF

Première version manuscrite et illustrée, 1695. Il existe de très nombreuses analyses et études, fondées sur ses personnages et ses thèmes, concernant la symbolique et la morale de ce conte. Le Chat botté connaît une diffusion fulgurante et mondiale, au point d’inspirer des dessinateurs, compositeurs, chorégraphes, et de nombreux autres artistes. Deschamps-Makeïeff : Le sens de la tribu… PDF aussi : Le Maistre chat ou le Chat botté, édition originale de 1697 sur Wikisource.


Fabienne Pascaud retrace le parcours théâtral de la tribu Deschamps-Makeïeff depuis les débuts dans les années 1970, une tribu sortie à la fois de Tati, Keaton, Grock, Chaplin, Beckett, Chaval…
Le récit part des confidences de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, de l’intime, du couple,
de la famille, de leurs enfances, pour éclairer et retranscrire un théâtre hybride, sans texte, proche de l’oeuvre plastique, ultra connu grâce à la médiatisation des Deschiens, humain et populaire, qui met en scène avec autant de douceur que de violence, des personnages paumés, des exclus, des abandonnés. Ce récit est découpé en plusieurs thèmes lancés par Fabienne Pascaud autour desquels Macha et Jérôme s’expriment et racontent leur vie quotidienne et artistique : solitude ; rien (ou presque rien) ; burlesque ; fatalité ; l’amour ; ré-enchanter le monde ; ré-inventer le langage ; vivre autrement ; arrêter le temps. Ce livre se présente aussi comme un catalogue : page à page les tonnes d’objets savamment trouvés et ramassés par Macha Makeïeff, les décors et les costumes des plus flamboyants aux plus austères, le chien, le vin, les chaises, des bric-à-brac d’ustensiles défilent et font échos aux petits rituels dramatiques ou aux phrases répétées inlassablement (“on est bien” !) dans leurs spectacles.

L’aîné hérite du moulin, le cadet de l’âne, et le benjamin du chat. Sans un sou en poche et ne sachant que faire d’un tel cadeau, ce dernier songe à le manger mais le Chat s’avère doué de parole. Un jour, sachant que le roi et sa fille voyagent le long de la rivière, le Chat persuade son maître de retirer ses vêtements et d’entrer dans la rivière. Il cache les habits de son maître derrière un rocher, puis appelle à l’aide.

Lorsque le roi arrive, le Chat explique que son maître, le  marquis de Carabas  s’est fait dépouiller de ses habits alors qu’il se baignait dans la rivière. Le Chat court en précédant le carrosse et ordonne aux gens qu’il rencontre tout au long de la route de dire au roi que cette terre appartient au marquis de Carabas. Il entre ensuite dans un château habité par un ogre qui est capable de se transformer en un grand nombre de créatures. L’industrie et le savoir-faire valent mieux que des biens acquis    C’est que l’habit, la mine et la jeunesse, pour inspirer de la tendresse, n’en sont pas des moyens toujours indifférents . Au secours, au secours, voilà Monsieur le marquis de Carabas qui se noie. Bonnes gens qui fauchez, si vous ne dites au roi que le pré que vous fauchez appartient à monsieur le marquis de Carabas, vous serez tous hachés menu comme chair à pâté.

Le chat, qui eut soin de s’informer de qui était cet Ogre. L’Ogre le reçut aussi civilement que le peut un Ogre. Toutefois, dans le conte de Straparola, le pauvre fils du meunier est fils d’une veuve de Bohême, le chat est une fée déguisée en chatte, la princesse s’appelle Elisetta et le château n’appartient pas à un ogre mais à un seigneur récemment décédé. Ni le recueil, ni le conte n’ont été publiés en France du vivant de Charles Perrault. Les ressemblances avec le Chat botté sont frappantes et une théorie a voulu que Perrault se soit étroitement inspiré de Gagliuso dont il aurait supprimé la morale initiale concernant l’ingratitude du jeune mendiant, parce qu’elle est triste.