Du graphisme à l’écriture PDF

Ce dispositif permet à l’du graphisme à l’écriture PDF d’apprendre le tracé des lettres sans se préoccuper de la tenue du feutre. L’adulte produit dans la farine le premier tracé de la lettre en le verbalisant.


Les programmes de 2015 situent les activités graphiques dans le domaine « Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques » et les activités d’écriture dans le domaine « Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions ».

Sans réduire l’activité graphique à la préparation de l’écriture, cet ouvrage aborde le graphisme comme contribuant à développer les compétences graphomotrices indispensables à l’apprentissage de l’écriture.

Il est structuré en trois grandes parties progressives :  » La construction du geste moteur « , qui insiste sur l’habileté manuelle, le contrôle oculaire, l’organisation spatiale, la posture… ;
 » De la trace au graphisme « , qui détaille la découverte des éléments graphiques de base ainsi que l’enrichissement de l’activité graphique ;
 » L’écriture « , qui aborde ses différentes formes (majuscules d’imprimerie, cursive…) et son histoire.
Chacune des trois parties comprend :
une introduction qui relate l’évolution de l’enfant et ses possibilités dans les différents domaines abordés ;
des fiches pratiques mentionnant le niveau, l’organisation, les objectifs, le matériel et le déroulement de séances réalisées et testées dans les différentes classes de l’école maternelle.

L’enfant le reproduit et nous poursuivons ainsi jusqu’à ce que la lettre soit complète. Nous nous appuyons sur des repères graphiques : des petits animaux que les enfants retrouveront sur les fiches pour la majuscule d’imprimerie et des billes plates pour la cursive. L’enfant tente à son tour d’enchaîner tous les gestes. En fonction du niveau de l’élève, les repères sont retirés de la farine. Au fur et à mesure de nos apprentissages, l’Abécédaire tactile s’enrichit de nouvelles lettres. Il constitue un référent permanent, que l’on peut venir utiliser lors des nombreuses occasion d’écrire en maternelle. Le tracé d’une lettre s’il n’est pas employé régulièrement, peut s’oublier.

L’abécédaire à toucher peut réactiver à tout moment ce savoir. Dans notre classe, les lettres à toucher sont collées sur de petites pommes, les cursives d’un coté, les majuscules de l’autre. Le f en cursive est trop grand pour être placé au dos du F majuscule. Nous aurions pu le réduire, mais il nous semble important que les rapports de taille entre les lettres soient respectés. Il est donc le seul placé à côté.

Les fiches sont glissées sous une pochette transparente de bonne qualité pour être utilisées avec un feutre effaçable à sec. La fiche devient alors un support ou l’erreur, le tâtonnement, l’expérimentation est possible, ce que ne permet pas un simple format papier. L’enfant retrouve sur la fiche les mêmes repères que dans la farine. 1- L’enfant retrouve les points de départ et sens du tracé. Il doit poser son feutre sur le plus gros bouton et suivre la craie orange. J’ai choisi délibérément de ne pas mettre de flèches. Elles constituent un codage supplémentaire inutile et incompréhensible de certains jeunes enfants.

Le chemin de lettre est très large : il intègre une certaine irrégularité de tracé, que ne permettrait pas le pointillé dont on « déborde » facilement. Lors de la présentation des premières fiches, je suis intraitable sur le respect de ce mode d’utilisation. Cette rigueur nous permet ensuite de laisser les enfants travailler en autonomie sur le fichier. 2- Le chemin de la lettre est plus fin. 3- Les indications sur le sens du tracé disparaissent.

Cela oblige l’enfant à le retrouver et le mémoriser. 4- L’élève doit écrire sans le chemin de la lettre. Mais il peut encore s’appuyer sur les repères pour érire. 5- Les repères iconiques disparaissent pour un tracé presque autonome. Tracer de haut en bas ?

Les enfants sont souvent amenés à tracer les verticales de haut en bas sur le fichier. Dans cette optique, il m’a semblé intéressant d’appliquer ce principe dès l’apprentissage de la majuscule. Toutefois, si je suis exigeante lors de l’utilisation du fichier, lorsque l’enfant écrit un mot en majuscule, je tolère d’autres façons de tracer, quand la lettre est lisible. Le principal est que l’enfant s’approprie des mots, un plaisir d’écrire, sans prendre de mauvaises habitudes. Le passage d’un fichier à l’autre se fait facilement : les modes d’utilisation et la progression au sein des fiches sont identiques pour les majuscules d’imprimerie et la cursive.