Konrad Witz, le maître-autel de la cathédrale de Genève PDF

Barthélemy d’Eyck est un artiste peintre originaire de la konrad Witz, le maître-autel de la cathédrale de Genève PDF de Liège et actif entre 1444 et 1470, peintre de René d’Anjou, à qui plusieurs peintures sur bois, enluminures et dessins sont attribués. Les archives le désignent à plusieurs reprises comme peintre de René d’Anjou, originaire de la région de Maaseik dans les Pays-Bas, vivant dans l’intimité du prince, par ailleurs roi titulaire de Naples. 1980 que plusieurs historiens tels que Charles Sterling et François Avril ont permis de mettre son nom sur plusieurs œuvres jusque-là attribuées à des maîtres anonymes. Son style, inspiré de Robert Campin et empruntant à Jan van Eyck, est caractérisé par des personnages d’aspect massif, au regard énigmatique glissant sur le côté.


Les deux panneaux double face peints par Konrad Witz en 1444 pour le maître-autel de la cathédrale de Genève et présentés aujourd’hui au Musée d’art et d’histoire comptent parmi les chefs-d’oeuvre de l’art occidental, notamment en raison du célèbre paysage de la Pêche miraculeuse. Touchés par l’iconoclasme protestant de 1535, ils ont néanmoins été conservés comme des témoignages de l’ancienne religion et exposés successivement dans différents lieux, en acquérant peu à peu un statut artistique, consacré par la redécouverte du peintre en 1896. En parallèle, ils ont fait l’objet de quatre interventions principales (avant 1689, en 1835, de 1915 à 1917 et en 2011-2012). Guidée par un comité scientifique et soutenue par la Fondation Hans Wilsdorf, la dernière restauration, qui en a profondément modifié l’aspect, a permis non seulement d’assurer la bonne conservation des supports et de restituer toute la subtilité de la gamme chromatique, mais aussi de procéder à de nouvelles observations et analyses. Ce sont les résultats de cette enquête que le livre se propose de réunir, en abordant tour à tour l’histoire matérielle des volets, la question de leur identité technique et stylistique, celles de leur commanditaire et des intentions iconographiques ainsi que leur contexte artistique.

Un peintre de cartons et de modèles ? Ancienne abbatiale de l’abbaye d’Aldeneik à Maaseik. Très peu d’éléments permettent de connaître la vie du peintre. Il serait originaire du diocèse de Liège, sans doute dans sa partie néerlandophone, plusieurs documents l’attestant.

D’autre part, une pierre tombale retrouvée dans le cimetière de l’abbaye d’Aldeneik, dans l’actuelle ville de Maaseik, dans la province de Limbourg, contient les armes des Van Eyck, celles du premier mari d’Ydria, associées aux armes des Van Biljandt ou du Billant. Cependant, cette attribution n’a pas été reprise par les autres historiens de l’art. Toujours selon Sterling, il aurait peut-être rencontré le peintre suisse d’origine allemande Conrad Witz, dont les œuvres possèdent des analogies marquées avec celles attribuées à Barthélemy. Cette rencontre aurait pu avoir lieu en 1434, à l’occasion du concile de Bâle.

Peinture de la baie de Naples avec une flottille de bateaux, la ville à droite et le Vésuve au fond. Vue de Naples en 1472, Tavola Strozzi, Musée San Martino. Très tôt, les historiens de l’art ont discerné des signes d’une influence italienne dans les œuvres attribuées au Maître du roi René et, symétriquement, des signes d’une influence du maître sur certains artistes italiens. Louis III d’Anjou en 1434, René hérite non seulement du duché d’Anjou, mais est également désigné comme l’héritier de Jeanne II de Naples. Française Nicole Reynaud à écrire que Barthélemy d’Eyck devait alors accompagner son mécène. La présence de son beau-père Pierre du Billant est en tout cas attestée à Naples en 1440. Ces mêmes historiennes pensent qu’il a réalisé les feuillets de la Chronique Cockerell lors de son séjour sur place.