L’être humain, l’animal et la technique PDF

Comme l’acupuncture et l’anma, le shiatsu est issu des connaissances de la médecine traditionnelle chinoise et notamment celles des méridiens. La théorie des méridiens sous-jacente au shiatsu n’a aucune base scientifique, et le shiatsu n’a jamais été l’être humain, l’animal et la technique PDF comme étant plus bénéfique qu’un massage thérapeutique ne s’appuyant pas sur la médecine traditionnelle chinoise.


La technique  » animalise  » -t-elle l’être humain ? La technique  » humanise  » -t-elle l’animal ? Dit autrement, la technique vient-elle  » mélanger  » l’être humain et l’animal en effaçant les repères biologiques et les limites éthiques ? Animaux transgéniques pour les xénogreffes humaines, moutons et chats clonés, chimères animales issues de cellules souches embryonnaires humaines, hybrides animal-humain se multiplient depuis une quinzaine d’années. Ces  » animaux-là  » sont-ils des artefacts de laboratoire, des objets brevetables ou des monstres ? A l’opposé des animaux  » sauvages  » d’une nature intacte, appartiennent-ils au monde domestiqué de la culture moderne et de la technique ? Ces  » animaux-là  » nous obligent à poser la question philosophique de la frontière entre l’être humain et l’animal. Faut-il sauver la  » nature humaine  » et l’essence de l’animal, s’ouvrir à toutes les transformations d’un post-humanisme ou encore penser une continuité entre l’être humain et l’animal ? Telles sont les pistes explorées dans cet ouvrage collectif.

Japon, de nombreuses techniques manuelles coexistaient sous différentes appellations. En formalisant le shiatsu, l’auteur avait à cœur de développer la thérapie manuelle et de la différencier de l’anma davantage orientée vers le bien-être. La pratique du shiatsu s’est ensuite diffusée à travers différents enseignants qui ont perfectionné le shiatsu en fonction de leur propre expérience. Mais l’avenir de ces techniques s’est trouvé bouleversé par la Seconde Guerre mondiale et l’occupation américaine importe le système médical occidental au Japon en créant un pont commercial entre le Japon et l’Occident, notamment pour isoler le Japon de l’influence chinoise. Le shiatsu est ainsi reconnu en Autriche et en Suisse, notamment. Le shiatsu est utilisé pour lutter contre les effets du stress, diminuer les tensions, compléter un traitement médical, favoriser la récupération après un trauma. De très nombreuses écoles existant encore à la fin des années 1970 ont aujourd’hui disparu avec leurs chefs de file.

Il estima qu’en apportant la théorie de la médecine traditionnelle chinoise au shiatsu, on gagnerait en efficacité dans le soin. Le shiatsu de Ryotan Tokuda s’inscrit dans une lignée de docteurs en médecine chinoise traditionnelle et shiatsu. Le shiatsu du visage est un soin de bien-être, dont l’action se concentre sur les zones d’acupuncture du visage. Tokujiro Namikoshi crée sa propre école de shiatsu, parmi bien d’autres courants, en 1940. Il demande à son fils Toru de se former à la chiropraxie aux États-Unis et l’intègre à sa pratique.

Il est certainement, de ce fait, le shiatsu le plus répandu dans le monde, et se veut avant tout une technique de toucher. Le professeur Ryūhō Okuyama, décédé en 1987, est contemporain de Tōru Namikoshi et ces deux praticiens-enseignants se fréquentaient régulièrement. Namikoshi père et fils étaient d’ailleurs présents aux funérailles du professeur, à Omiya. Etudiant au Japan Shiatsu College en 1949 sous la direction de Tokujiro Namikoshi, puis enseignant dans cette même école, il s’en est éloigné pour fonder son propre style. Son apprentissage nécessite une bonne compréhension de la médecine traditionnelle chinoise et des tableaux pathologiques élaborés par Masunaga. Le shiatsu Masunaga peut répondre à une demande de bien-être ou d’accompagnement thérapeutique selon le niveau de compétence et l’orientation du praticien. Le shiatsu Masunaga est connu aujourd’hui à travers le monde sous le nom de « Zen shiatsu » ou « Iokaï shiatsu ».

C’est un style de shiatsu développé par Hiroshi Iwaoka. L’innovation majeure se trouve dans la correspondance établie entre  médecine énergétique  et  médecine mécaniste . Ainsi la myo- énergétique estime que la cause première du déséquilibre de la santé de l’individu dépasse le déséquilibre organique ou viscéral, et réside dans le déséquilibre postural. Le shiatsu macrobiotique développé par Shizuko Yamamoto se caractérise par deux principaux points : l’alimentation macrobiotique comme complément de traitement et l’utilisation des pieds, lors de manœuvres spécifiques, pour exercer des pressions sur certaines masses musculaires du receveur, comme les fesses. L’Ohashiatsu de Maître Wataru Ohashi est le prolongement de l’enseignement de Shizuto Masunaga. Le travail énergétique, la détente et le bien-être du praticien et du receveur est au cœur de l’Ohashi shiatsu.