L’humanitaire, un business comme les autres ? PDF

Please forward this error screen to cpanel. Le PDG de l’époque de l’entreprise, Warren Anderson, est accusé de  mort par négligence  pour cette catastrophe et l’humanitaire, un business comme les autres ? PDF fugitif par le chef judiciaire de Bhopal le 1er février 1992 pour ne pas s’être présenté à la Cour lors d’un procès.


Tsunami en Asie, Darfour, Irak, Afghanistan, Somalie…
Les ONG humanitaires sont présentes sur tous les théâtres de la souffrance humaine et jamais leur rôle n’a paru plus justifié. Pour autant l’idée d’un humanitaire sans frontières, indépendant des États, financés par des dons privés et alertant l’opinion internationale sur les drames en cours a du plomb dans l’aile. Surenchère dans l’émotion, professionnalisation qui transforme les ONG en PME, dérives en tous genre dont témoigne le cas de l’Arche de Zoé : autant de signes alarmants… Devenu un marché dont on se dispute les parts à coups de campagnes marketing, l’humanitaire n’est-il pas en train de perdre son âme ?

Christian Troubé est rédacteur en chef de La Vie et auteur de nombreux ouvrages sur la question dont Les forcenés de l’humanitaire, les leçons de l’Arche de Zoé (20081.

à dire vrai collection dirigée par Jacques Marseille

Dans les années 1960, l’Inde dont la population augmente rapidement vise l’autosuffisance alimentaire via une  révolution verte . Les végétaux sélectionnés demandent davantage d’engrais et de pesticides. Cette seconde usine est construite en 1978 à Bhopal, capitale de l’État comptant alors pas moins de 300 000 habitants, à 600 kilomètres au sud de New Delhi. L’usine conçue pour produire 5 000 tonnes par an de pesticides, se trouve à 5 kilomètres à l’extérieur de la ville, et à un kilomètre de la gare.

C, température au-delà de laquelle il se transforme en un gaz plus lourd que l’air, aussi toxique que le chlore. Attirée par l’eau, l’électricité et les salaires offerts par l’usine, la population va affluer autour du site industriel : la population passe de 385 000 habitants en 1971 à 671 000 en 1981, puis à près de 800 000 en 1984. Les plus pauvres s’agglutinent dans le bidonville de Khasi Camp situé entre la ville et l’usine. Le gouvernement indien prolongera de sept ans l’autorisation de fabrication du Sevin malgré les avertissements de la presse et de membres de l’opposition du parlement de l’État. En 1982, une inspection détaillée fait apparaître dix déficiences sérieuses dans les systèmes de sécurité de l’usine.