La bioéthique : Un exposé pour comprendre, un essai pour réfléchir PDF

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. La bioéthique est l’étude des problèmes éthiques posés par les avancées en matières de biologie et de médecine. L’éthique médicale, qui remonte au serment d’Hippocrate, fait partie intégrante de l’exercice de la médecine. Cette convergence s’est concrétisée la bioéthique : Un exposé pour comprendre, un essai pour réfléchir PDF le Code de Nuremberg de 1947, rédigé à la suite des expérimentations perpétrées par les nazis sur des cobayes humains.


70, en conjonction avec les avancées du progrès scientifique et les questions que celui-ci posait. La bioéthique est devenue un sujet d’actualité, à la suite des manipulations génétiques effectuées sur les plantes alimentaires, au clonage et à l’utilisation d’embryons humains. L’assistance médicale à la procréation a été l’un des premiers objets de réflexion de la bioéthique, pour son potentiel eugéniste. Si la transgénèse pose le problème de la bioéthique, les réactions les plus fréquentes face au génie génétique sont largement fonction de l’objectif final, plus que de l’organisme concerné, tout du moins lorsque cet organisme n’est pas d’origine humaine. Le problème du brevetage du vivant consiste à savoir si une séquence de gènes est brevetable et si les applications de sa découverte, médicaments, tests, etc. Selon une déclaration de l’Unesco du 11 novembre 1997, le génome humain est un patrimoine de l’humanité et il ne peut faire l’objet de commercialisation. Le concept de bioéthique est, dans la pratique, souvent limité à la bioéthique humaine, alors qu’étymologiquement le terme s’applique bien à toutes formes du vivant, animaux et plantes compris.

Le concept de nature a été utilisé par certains, parfois de façon arbitraire, comme critère du Bien. Aujourd’hui, l’homme aurait acquis le pouvoir technique de créer du nouveau dans la nature et dans l’espèce humaine. Cette vision est celle couramment suivie en France. Une approche différente cherche à replacer l’homme au sein de la biosphère. Elle repose sur le concept d’écologie profonde et soutient que l’homme n’a pas plus de droits que les autres espèces vivantes et doit respecter la nature, fût-ce à ses dépens.

Les êtres humains qui n’actualiseraient pas ces conditions ne sont donc pas considérées comme des personnes, par exemple : les embryons, les nouveau-nés, les déments, les comateux, etc. Suivant cette position, une type d’entité ne peut être considéré comme une personne que s’il possède des volitions de second degrés. Autrement dit, si cette entité désire désirer faire X et si son désir de  désirer faire X  forme sa volonté, alors c’est une personne. L’enjeu de la bioéthique n’est alors plus ni obligations ni devoirs, ni valeurs en soi, mais la satisfaction des intérêts des différents êtres, humains ou animaux. Dans ce but, la bioéthique utilitariste introduit la notion de bilan éthique. Ainsi, une vie peut être sauvée aux dépens d’une autre si la qualité de la vie sauvée dépasse celle de la vie sacrifiée.