Le Christ et la Trinité chez Athanase d’Alexandrie PDF

C’est une figure majeure du christianisme antique : l’Église copte orthodoxe l’appelle l’ Apostolique , le  Phare de l’Orient  et la  Colonne de la foi . Athanase naît à Damanhour, près d’Alexandrie, en Égypte, en 298. Il fut baptisé par le pape Alexandre qui l’ordonna diacre et le le Christ et la Trinité chez Athanase d’Alexandrie PDF comme disciple. Il reçoit une instruction profane très solide, notamment littéraire et philosophique, dans les écoles de la métropole, comme il ressort évidemment de l’ensemble de son œuvre.


Par l’originalité de son traitement du mystère de la Trinité, l’évêque Athanase d’Alexandrie a marqué la tradition théologique jusqu’à nos jours. Athanase retravaille substantiellement la synthèse théologique de ses prédécesseurs, Clément d’Alexandrie et Origène, en fonction du nouveau contexte théologique alexandrin. En effet, Arius, curé de Baukalis à Alexandrie, entreprend vers 318 d’enseigner une doctrine christologique qui tend à nier la divinité du Fils :  » Il y eut un temps où le Fils n’existait pas, il est venu a l’existence ex nihilo, comme les autres créatures.  » Face à cette doctrine, Alexandre, le prédécesseur d’Athanase sur le siège d’Alexandrie, puis Athanase lui-même reprennent le flambeau des Pères du concile de Nicée qui, en 325, avaient condamné Arius, ses partisans et sa doctrine. Partant du Christ tel que révélé dans les Ecritures, le pape d’Egypte démontre que c’est uniquement si le Christ est vrai Dieu qu’il peut nous révéler le mystère de la Trinité, et uniquement s’il est vrai homme qu’il peut diviniser la nature humaine :  » Dieu s’est fait homme, pour que l’homme devienne Dieu.  » Bible à l’appui, Athanase défend donc le dogme nicéen de la consubstantialité du Fils au Père, puis, à partir de 362, la consubstantialité de l’Esprit-Saint au Père et au Fils.

Sa culture est d’ailleurs purement grecque, sans qu’on y perçoive jamais d’héritage égyptien. Il entre très jeune dans le clergé chrétien d’Alexandrie, et il y est lecteur pendant six ans. La première période de son épiscopat va jusqu’à son premier départ pour l’exil le 11 juillet 335. Elle est mal connue dans le détail. Finalement, il est décidé qu’une assemblée d’évêques se réunira à Tyr pendant l’été 335, alors que tous les dignitaires convergeront vers Jérusalem où la grande église du Saint-Sépulcre doit être inaugurée.

Tyr, les ariens sont présents en force, autour d’Eusèbe de Nicomédie lui-même. Les débats sont très violents et pleins de rebondissements, les accusations les plus graves fusent de toutes parts. Pendant ce temps, la commission étant revenue à Tyr, le concile a adopté une résolution déposant Athanase de son siège. Il y a des compagnons égyptiens et y est bien reçu par l’évêque de la ville, Maximin. Césarée de Cappadoce, enfin arrive le 23 novembre à Alexandrie, où il est accueilli en triomphe par ses partisans, mais où ses ennemis provoquent aussi des tumultes.

Le retour d’Athanase est très controversé. Ses adversaires prétendent que le fameux ermite Antoine est de leur côté. Théodore, marionnette d’Athanase, réprime durement les ariens. Philagrius, arien militant, qui est accueilli triomphalement à Alexandrie par les membres du parti. Jules Ier la reconnaissance de Pistus. Pendant ce temps, la situation est très troublée à Alexandrie, où le préfet Philagrius soutient ouvertement les ariens.