Le Pakistan, don de l’Indus: Économie et politique PDF

Si la civilisation de l’Indus n’est pas considérée comme la première civilisation antique, la Mésopotamie et l’Égypte ayant développé des villes un peu plus tôt, elle est par contre celle le Pakistan, don de l’Indus: Économie et politique PDF connait à son époque la plus grande extension géographique. La plupart des autres sites se situent le long de la vallée de l’Indus et de ses affluents, mais on en trouve aussi à l’ouest, jusqu’à la frontière de l’Iran, à l’est jusqu’à Delhi, au sud jusque dans le Maharashtra, et au nord jusqu’à l’Himalaya. Malgré toutes ses réalisations, cette civilisation est très mal connue. Son écriture reste indéchiffrée et on ne sait pas si elle a un lien quelconque avec l’écriture brahmi, ce qui semble peu probable au regard des connaissances actuelles.


Le Pakistan joue un rôle clé sur un échiquier géopolitique particulièrement mouvant, à la jonction du Moyen-Orient et du monde indien. Ce livre poursuit plusieurs buts : tout d’abord présenter le Pakistan dans une perspective historique. Il y a au moins cinq mille ans commence cette extraordinaire aventure qui se poursuit aujourd’hui : la transformation du désert en espace vert grâce à l’Indus et au plus formidable système de canaux d’irrigation jamais créé dans le monde. En 1987, le Pakistan a célébré son quarantième anniversaire, moment que choisit l’auteur pour dresser un bilan d’étape de ce nouvel État. Ce livre éclaire la toile de fond sur laquelle se déroulent la vie politique et économique du Pakistan et comment il se situe par rapport à d’autres pays d’Asie. Un livre de référence sur le Pakistan.

La langue utilisée par ses membres et le nom qu’ils se donnaient restent à ce jour inconnus. Le site le mieux connu de cette culture est Mehrgarh, datant d’environ 6500 av. Ces premiers fermiers maîtrisèrent la culture du blé, et domestiquèrent une grande variété d’animaux, en particulier ceux constituant le bétail. Les motifs peints aux cornes recourbées laissent supposer des liens extra territoriaux avec des sites tels que Kot-Diji, dans le Sindh. Par la suite, une culture unifiée apparaît dans toute la zone, aplanissant les différences régionales entre des sites éloignés de plus de mille kilomètres. Durant 700 ans, la civilisation de l’Indus fut prospère, et ses artisans produisirent alors des biens de qualité, recherchés par ses voisins. Puis aussi soudainement qu’elle était apparue, elle entra en déclin et disparut.

On a pu supposer que la lèpre s’était propagée, à travers les activités commerciales à grande distance. Ceux qui s’y maintiennent semblent avoir des difficultés à se nourrir. En fait, le peuple indusien n’a pas disparu. Au lendemain de l’effondrement de la civilisation de l’Indus, des cultures régionales émergent, qui témoignent à des degrés divers d’une prolongation de son influence. Il y a eu aussi probablement une migration d’une partie de sa population vers l’est, à destination de la plaine gangétique. Une des causes de cet effondrement semble avoir été un changement climatique majeur, l’événement climatique de 4200 BP. Indus était grouillante de vie sauvage, sylvestre et verdoyante, beaucoup plus humide que de nos jours.