Le trait : Volume 2, Langue visage paysage PDF

L’Homme de Vitruve par Léonard de Vinci. Le dessin est une technique de représentation visuelle sur un support plat. Le terme dessin désigne à la fois l’action de dessiner, l’ouvrage graphique qui en le trait : Volume 2, Langue visage paysage PDF, et la forme d’un objet quelconque.


Trait ou tracé, les textes de création proposés dans cet ouvrage forment une ligne cohérente, une orientation, une direction de sens qui s’élargit et se transforme en  » espace d’accueillance  » comme paysage scriptural ou en ouverture vers le visage de l’autre dans un désir de partage et de beauté. Ainsi le poème est-il, depuis le premier tracé, espace de convergence et de transmutation, espace d’altérité et de don. A travers ces différents témoignages de création, la dispersion du poème, d’abord éclaté sur la page et semblant retraduire une douleur originelle, déchire la blancheur du papier. Mais si le trait s’élargit parfois en gouffre dans le tourbillon d’un dévalement, il peut aussi se transformer en orientation plus rassurante, en véritable paysage qui nous guide vers l’issue créatrice et éthique d’un regard tourné vers le monde et vers l’autre.

Le sens du terme dessin évolue avec l’histoire des arts visuels. Le terme italien signifiait à la fois la pratique, et le projet ou intention. Ce double sens a été conservé avec le mot français dessein. Le sens de projet ou de conception a été conservé dans le terme anglais design, qui vient de l’italien designo et du français dessein.

Le dessin, comme projet d’un ouvrage, se trouve partout dès le Moyen Âge dans les arts plastiques, y compris l’orfèvrerie et la mode. Le dessin comme art autonome, ne visant à rien d’autre que lui-même, naît des discussions dans le milieu des artistes et des amateurs sur les qualités plastiques et les principes gouvernant la peinture. Le dessin, dans ces discussions, ne dépend ni de la technique, ni du support. Les rapports entre dessin et peinture fluctuent. Avec Flaxman commence une succession d’artistes qui ne présentent que le dessin linéaire. Le dessin animé emploie depuis son invention dans les années 1920 des quantités de dessinateurs. Lorsque le projet graphique vise à la durée, choisissant son matériel à cet effet, on parle de peinture.

L’acte de dessiner, sur pierre ou sur plâtre, sur bois, sur toile peut bien en être à la base : la peinture se définit, par opposition au dessin, comme devant durer. Les expressions : trait, modelé, couleur, ornement, forme, ligne, valeur, effet, etc. Il n’y a pas de différence fondamentale entre le dessin et la peinture, si ce n’est que, d’après certains théoriciens de l’art, le dessin est monochrome dans son essence, la peinture colorée. Mais des dessins peuvent être en couleurs, soit directement dans le tracé, soit par coloriage dans un deuxième temps. Une peinture peut être linéaire et peut être monochrome comme c’est le cas des grisailles. Cet art répond à une modeste impulsion.

Il ne rivalise pas avec les phénomènes de la nature mais se contente d’en produire des signes. C’est, pour lui, cette modestie qui distingue le dessinateur, qui l’amène à limiter son domaine d’exploration au papier et à l’encre de Chine, à la plume et au pinceau, qu’il étudie à fond. Pour les conservateurs, ce qui caractérise le dessin, c’est sa fragilité. Dans les collections des musées, les dessins sont conservés dans des locaux spécialement prévus, et ne sont présentés qu’occasionnellement, dans des salles à l’éclairage atténué. Les conservateurs doivent encore, pour organiser et valoriser les collections, identifier les auteurs. Les artistes n’ont souvent pas signé ce qu’ils considéraient comme des documents de travail. Le dessin est généralement plus que le projet d’une gravure.

Cependant, la contrainte de l’inversion du sujet, qui sera reproduit la droite à gauche, l’interdiction de poser la main sur le support, car elle le marque, poussent la plupart à dessiner d’abord sur papier un projet, et certains à laisser à des spécialistes l’interprétation sur la pierre. La technique du dessin évolue avec les supports et les outils. Les hommes préhistoriques dessinent sur des parois, sur des roches, des os, en utilisant d’une part l’incision et d’autre part les pigments colorés appliqués au moyen d’outils rudimentaires. On distingue aussi les instruments annexes du dessin, règles et compas dont on se passe dans le dessin à main levée.

Le dessin profite aujourd’hui de matériel et de logiciel informatiques qui, l’affranchissant de la réalisation matérielle, permettent des tracés lissés et des possibilités de correction infinies — si toutefois c’est le but de l’artiste. Le support peut être du papier, de la toile, ou toute autre matière : les premiers dessins connus ont été réalisés sur des parois rocheuses. Selon une conception classique, dessiner consiste essentiellement à délimiter par des traits les contours de l’objet à représenter. Ceci implique une démarche d’interprétation et de synthèse : passer d’un objet en volume à un dessin plat nécessite un choix de représentation. Jean Fouquet, Arrivée des croisés à Constantinople : Perspective empirique. Le dessin peut obéir à des notions qui ne tiennent pas compte des lois géométriques de l’optique ou qui ne les considèrent pas comme primordiales. Représenter une montagne plus petite qu’un personnage peut paraître totalement illogique, bien que la perspective puisse l’exiger.

Les personnages sont quelquefois représentés à proportion de leur importance dans la société. La représentation du volume se fait généralement par le raccourci, renforcé par les modulations de la lumière et donc les ombres locales du modèle et les ombres portées sur le fond et l’entourage. Le dessin est utilisé pour la rapidité de sa mise en œuvre. On peut parler de schéma, de croquis, d’esquisse, chaque mot ayant un sens précis, pour exprimer cette première phase d’un travail plus important ou plus fouillé. Le croquis est généralement fait d’après nature, très rapidement, de manière à saisir l’essentiel sans s’attarder sur les détails.

Le croquis sert de notation, d’exercice, et la rapidité d’exécution est partie intégrante de son caractère, comparable à un  geste  calligraphique. Dessin de trompette sur une partition de musique, mine graphite sur papier par Robert J. Le trait de crayon dépend, pour une dureté donnée, de la force d’appui sur la mine. Le dessinateur peut utiliser des crayons graphite de plusieurs duretés dans un même dessin.