Les chimpanzés des Monts de la Lune PDF

Conduite par le professeur Philip Zimbardo, elle est connue aujourd’hui sous le nom d’expérience de Stanford. L’objectif consistait à comprendre comment et pourquoi les situations arrivaient à se dégrader dans les prisons militaires. Trois cellules contenant chacune trois détenus avaient été aménagées dans le sous-sol du bâtiment de psychologie, où les gardiens, divisés en équipes de trois, devaient se relayer toutes les huit heures. Les chercheurs leur avaient déniché des uniformes kaki dans un surplus de l’armée, ainsi que des lunettes de soleil à verres réfléchissants, destinées à éviter les chimpanzés des Monts de la Lune PDF contact visuel avec les étudiants-prisonniers.


Imaginez-vous au c ur d une forêt tropicale. À moins de dix mètres, des chimpanzés sauvages. Leur regard croise le vôtre. Vous entendez leurs rires, leurs parties de jeu endiablées. Vous les voyez utiliser des outils, prendre soin de leurs petits. Voilà ce que vivent depuis plus de quinze ans Sabrina Krief (vétérinaire et primatologue) et Jean-Michel Krief (photographe). Ce beau livre est l occasion unique de partager avec eux ces instants exceptionnels auprès de ces singes si proches de nous.
Transporté en Afrique, le lecteur évolue au quotidien auprès de Sabrina et Jean-Michel, porté par un récit vivant et de magnifiques photos. Il s émerveille quand Sabrina découvre que les chimpanzés sauvages utilisent les plantes sauvages pour se soigner. Il admire les prouesses réalisées par Jean-Michel pour saisir sur le vif de fugaces « tranches de vie de chimpanzés ». Il partage la détermination de Sabrina et Jean-Michel à uvrer pour qu Hommes et grands singes puissent cohabiter durablement en paix.
Le livre est co-édité avec le Muséum national d’Histoire naturelle.

Chaque étudiant avait donc subi l’arrestation, la prise des empreintes digitales et des fameuses photos de face et de profil, avant d’être conduit  en prison . Pourtant, il ne se passa rien de spécial la première journée. Ils se sentaient gauches dans leurs uniformes. On est au matin du deuxième jour et tout va basculer.

Au moment de la relève, les prisonniers retirent le bas qu’ils avaient sur la tête, arrachent leur numéro et se barricadent dans leurs cellules en mettant leurs matelas contre la porte. Les trois gardiens du matin appellent en renfort les trois gardiens de l’après-midi, qui viennent, tandis que les trois gardiens de nuit restent. Tullius Détritus, le méchant de l’album d’Astérix La Zizanie paru juste un an avant l’expérience de Stanford, n’aurait pas renié la stratégie adoptée par les gardes. Ceux-ci vont diviser les prisonniers en deux camps, les  bons , choyés, bien nourris, et les  mauvais , brimés, afin de créer des clans et de briser leur solidarité. Puis, ils vont mélanger de nouveau les détenus afin que les  privilégiés  passent pour des informateurs. Mais cela ne va pas s’arrêter là. Quand on leur demande s’ils sont prêts à quitter la prison en renonçant à leur  salaire  de cobayes, la plupart disent oui, inconscients qu’il leur suffirait de demander à mettre fin à l’expérience pour que celle-ci s’arrête !