Les services secrets russes : Des tsars à Poutine PDF

Comité pour les services secrets russes : Des tsars à Poutine PDF Sécurité de l’État, est le principal service de renseignement de l’URSS post-stalinienne. Le siège du KGB en 1983.


 » La main de Moscou « , les Cinq de Cambridge,  » le coup du parapluie bulgare « , le pic à glace de Trotski, l’exécution des Rosenberg, l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko : autant d’affaires brûlantes qui résonnent dans notre inconscient collectif et appellent à une mise au point sur l’histoire du renseignement russe. Mise au point nécessaire, car depuis longtemps déjà, la vie politique, économique et culturelle évoluent en Russie en symbiose avec l’espionnage. À partir des derniers travaux de spécialistes et des sources les plus récentes, Andreï Kozovoï nous donne à comprendre les pratiques de l’espionnage, de la Russie des tsars à celle de Poutine. Une histoire souvent sombre, toujours rocambolesque. Une histoire qui se veut totale : l’origine des espions, leur formation et leurs modes opératoires, sans oublier leur impact sur notre imaginaire y sont racontés. Sans équivalent en français, cet ouvrage donne à l’espionnage russe toute l’épaisseur que mérite ce sujet passionnant.

Carte de membre du KGB, 1987. Le MGB était la police secrète qui précéda le KGB en URSS. Le KGB a porté le nom de MGB de 1946 à 1954. MGB en un seul et même organisme, appelé le MVD. Un nouveau MVD conservait ses pouvoirs de police judiciaire, alors que le KGB nouvellement créé assumait les fonctions de sécurité intérieure et extérieure, restant sous les ordres du Conseil de ministres. Révolution bolchévique et du Parti communiste de l’Union soviétique.

Le KGB obtint de nombreux succès dans les premières années de son existence. Pendant la Guerre froide, le KGB chercha à contrôler, intimider voire liquider les dissidents politiques accusés de  subversion idéologique , tels Alexandre Soljenitsyne ou Andreï Sakharov. Les services secrets soviétiques sont responsables de la mort au sein de l’Union soviétique de milliers de personnes considérées comme des opposants ou des  ennemis du peuple . Le KGB fut compromis quand son président, le général d’armée Vladimir Krioutchkov, utilisa les ressources internes du KGB pour aider la tentative de putsch de Moscou d’août 1991 qui avait pour but de renverser Mikhaïl Gorbatchev. Nombre d’anciens officiers se sont reconvertis dans la nouvelle économie de marché russe ou dans la politique comme Vladimir Poutine. En Biélorussie et en Transnistrie, le service secret a conservé ce nom. Le KGB avait sa propre unité de forces spéciales « anti terroriste », le Vympel crée en 1981, repris depuis par le FSB dont voici l’écusson.

Mais il n’y avait aucun contrôle de ses activités, ni de limites de ses moyens. Toutes les administrations soviétiques étaient sous surveillance de ce service qui les utilisait comme couverture pour ses missions. De très nombreux étrangers ont travaillé pour l’Union soviétique, que ce soit pour raisons idéologiques, mercantiles ou contraints par un chantage. KGB un service d’analyse des renseignements, ce qui limitait considérablement sa capacité à tirer profit des très nombreux renseignements collectés. Aux missions de paix, il fallait ajouter celles qui incomberaient au KGB dans l’hypothèse d’une guerre. Vladimir Poutine, vêtu de son uniforme du KGB. Département des organes administratifs du CC du PCUS et avec un avis favorable du Politburo du CC du PCUS.

Les présidents du KGB après Iouri Andropov étaient en même temps membres du Politburo du CC du PCUS. Comité du club sportif Dynamo Moscou. Seuls les employés civils étaient réunis en syndicat. Huitième direction générale : sécurité des communications et chiffrement. Direction de la construction militaire : sites militaires stratégiques.