Pâle si la nuit PDF

Si pâle si la nuit PDF bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Une lavandière de nuit ou lavandière de la mort est un personnage de légende, une créature féminine ou une revenante, rencontrée de nuit, nettoyant un linge dans un cours d’eau ou un lavoir. Très présentes dans le folklore irlandais et écossais, ces lavandières de nuit se retrouvent dans d’autres régions d’Europe. Le folklore de la lavandière de nuit est présent dans de nombreuses régions d’Europe.


En gaélique écossais elle est appelée bean nighe, c’est-à-dire  femme laveuse , parfois sous le diminutif ban nigheachain  petite laveuse  ou bien nigheag na h-àth  laveuse du gué . En breton, elle est nommée kannerez noz. En portugais, le personnage de légende est la lavandeira da noite. Article connexe : Mythologie celtique irlandaise Dans la littérature irlandaise médiévale, des scènes décrivent des créatures féminines lavant des linges ensanglantés ou des linceuls, en signe d’annonce des morts prochaines durant les batailles à venir. En raison du mélange de concepts païens et chrétiens dans ces textes, l’interprétation en est difficile.

Pour Giraudon, la fonction de ces légendes était de renforcer certains interdits sociaux ou religieux : principalement celui de punir les femmes qui continuaient de laver le linge après le coucher du soleil, alors que la nuit était traditionnellement consacrée au repos et le jour au travail. Les véritables lavandières sont les âmes des mères infanticides. Elles battent et tordent incessamment quelque objet qui ressemble à du linge mouillé, mais qui, vu de près, n’est qu’un cadavre d’enfant. Chacune a le sien ou les siens, si elle a été plusieurs fois criminelle. Selon une autre tradition, il s’agit de lavandières qui étaient chargées de laver le linge des pauvres.

Par cupidité, elles remplaçaient le savon par des cailloux avec lesquels elles frottaient le linge. Non seulement celui-ci ne pouvait redevenir vraiment propre, mais il était terriblement abimé par ce traitement. Selon les régions, cette interdiction portait également sur le samedi après-midi. Dans beaucoup d’endroits, l’interdiction portait sur le vendredi saint voire toute la semaine sainte. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.

Les récits tardifs qui nous sont parvenus ne permettent pas d’affirmer que ces lavandières ont la même origine que les bean nighe du folklore irlandais et écossais. Les lavandières portent souvent le costume traditionnel de la région. Elles sont généralement solitaires, avec un visage effrayant et généralement douées d’une grande force ou agilité. Didan an earc’h ag an aër. Sous la neige et le vent. Il est à noter que la traduction de kannerezh-noz en chanteuse de nuit est peut-être inexacte. D’ailleurs, les légendes bretonnes font rarement état de lavandières qui chantent pour attirer les autres femmes.

George Sand évoque la légende des lavandières ou laveuses de nuit dans plusieurs de ses livres, comme le roman Jeanne en 1844 et, plus tard, en 1858, les Légendes rustiques où elle leur consacre un chapitre. Nous avons entendu souvent le battoir des laveuses de nuit résonner dans le silence autour des mares désertes. C’est une espèce de grenouille qui produit ce bruit formidable. 150 cm – 1861 – musée des beaux-arts de Quimper. Les Lavandières de la nuit – Victor Lemonnier – Dessin à la mine de plomb – vers 1880. Noa dans l’album Os Amores Libres. Jacques Auguste Simon Collin de Plancy, Dictionnaire infernal, Plon, 1863, pp.

Paul Sébillot, Légendes locales de la Haute Bretagne, t. 1, Société des bibliophiles bretons, Nantes, 1899, p. Paul Sébillot, Le Folklore de France – t. 2 – La Mer et les eaux douces, E. Victor Brunet, Contes populaires de la Basse Normandie, Émile Lechevalier, 1900, pp. Souvestre et Pierre d’Anjou, Contes de Bretagne, Ancre de Marine, 1946, pp. Jean Cuisenier, Récits et contes populaires de Normandie, Gallimard, 1979, pp.