Petite anatomie de l’image PDF

The following error occurred: You have used invalid syntax. Please contact the webmaster with any queries. Il n’y a pas de couleurs sans lumière. Evidence, qui nous rappelle que la couleur n’appartient petite anatomie de l’image PDF aux objets eux-mêmes, mais qu’elle peut être comprise comme la façon particulière qu’ont les objets de nous renvoyer la lumière d’un éclairage donné.


L’essentiel à retenir du monstrueux dictionnaire des analogies-antagonismes qu’est le dictionnaire de l’image, c’est que tel détail, telle jambe, n’est perceptible, accessible à la mémoire et disponible, bref, n’est réel, que si le désir ne le prend pas fatalement pour une jambe. L’objet identique à lui-même reste sans réalité.

Ainsi, si un objet nous apparaît d’une certaine couleur, c’est que sa surface aura absorbé toutes les autres radiations des fréquences lumineuses incidentes. Une feuille blanche par exemple n’apparaît blanche que parce qu’elle renvoie la quasi totalité du rayonnement solaire. Sous un éclairage rouge cette même feuille n’apparaitra plus blanche. De même, les couleurs d’un paysage ne sont pas les mêmes en été, en hiver, le matin, à midi ou le soir. C’est elle qui sert de base à l’appréciation des couleurs. Mais c’est elle surtout qui est à l’origine de notre système de perception visuelle. Le spectre de la lumière que nous envoie le soleil s’étend sur une plage qui va de 400 à 700 nanomètres.

Au delà de ce spectre, nous trouvons d’une part les radiations infrarouge et d’autres part les radiations ultraviolettes. La lumière blanche n’existe pas comme telle, si elle nous apparaît blanche c’est parce qu’elle est la somme de toutes les fréquences des radiations du rayonnement solaire. Cette synthèse des différentes radiations lumineuses est un processus neuronal complexe qui débute avec les différentes cellules nerveuses de la rétine. Les bâtonnets, en périphérie de la rétine, sont sensibles en particulier aux mouvements, les cônes au centre de la rétine se partagent en trois types, ceux sensible au Rouge, ceux sensible au Vert et ceux sensibles au Bleu. C’est l’ensemble des connexions neuronales et le traitement de ces informations dans le cerveau qui constitue le phénomène perceptif des couleurs. L’hypothèse de la synthèse additive basée sur la présence de 3 types de récepteur sur la rétine sera formulée par l’Anglais Thomas Young en 1801, à partir de ses travaux sur l’optique. Elle ne sera démontrée qu’en 1861 par le physicien écossais James Maxwell à l’aide de trois lanternes magiques munies de filtres rouge, vert et bleu.

La synthèse additive est donc celle résultant le l’association de fréquences lumineuses. La synthèse soustractive correspond à la perte d’information lumineuse, comme par exemple des filtres intercalés entre une surface et la source lumineuse qui l’éclaire. La synthèse additive est la technique qui prédomine dans l’image électronique, la photographie et le cinéma, la synthèse soustractive concerne surtout la peinture et les arts graphiques traditionnels. Les manuels traitant de la symbolique des couleurs ou les dictionnaires des couleurs pullulent. Ils sont globalement empiriques et contradictoires. Il nous semble vain de vouloir chercher une valeur symbolique absolue dans l’utilisation particulière d’une couleur. Selon les lieux, selon les époques, les significations particulières attribuées à une couleur se sont transformées, parfois même inversées.