Rue du Jour PDF

Rue du Faubourg-Saint-Antoine en direction de la place de la Bastille. C’est un des plus vieux axes de la capitale française qui relie la place de la Rue du Jour PDF à la place de la Nation et qu’il ne faut pas confondre avec la rue Saint-Antoine, qui, elle, vient du centre de Paris vers la Bastille. Longue de 1 810 mètres, la rue du Faubourg-Saint-Antoine a une largeur allant de 17 mètres à 30 mètres.


C’est d’ailleurs cette étroitesse associée à l’aspect labyrinthique des rues adjacentes qui en a fait un lieu idéal au dressage de barricades tout au long de son histoire. Jouxtant la place de la Bastille, elle s’étend de la rue de Charenton et de la rue de la Roquette jusqu’à la place de la Nation. Bien que coupée de Paris par l’imposante Bastille érigée sous Charles V, la rue du Faubourg-Saint-Antoine participe étroitement et de longue date à la vie économique de Paris. C’est que, depuis ses origines médiévales, elle est l’artère de l’artisanat, et plus spécialement de l’ébénisterie. France qui lui accordent des faveurs considérables, comme l’exemption de taxes aux artisans qui travaillent en son enclos, devenu, tel celui du Temple, une véritable ville indépendante close de murailles.

En 1204, le couvent est transformé en abbaye d’obédience cistercienne, il est fortifié et l’eau des fossés est amenée de la Seine par des canaux. Des hommes d’armes assurent sa défense sous les ordres directs de l’abbesse, que l’on surnomme  la Dame du Faubourg . En 1229, le roi Louis IX érige le lieu en abbaye royale. Les faveurs royales dont bénéficient les religieuses rejaillissent sur tout le faubourg. De nombreux artisans se pressent aux abords de l’abbaye mais demeurent néanmoins sous la coupe de corporations parisiennes.

Peu à peu, les marécages sont asséchés puis cultivés. Saint-Antoine, qui pourra ainsi laisser aller ses porcs, à condition de les munir d’une clochette marquée d’une croix afin qu’on les reconnaisse. En 1471, l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs bénéficie de la part du roi Louis XI d’un rare privilège : l’affranchissement de la tutelle des corporations. Ainsi exemptés de lourdes taxes, les artisans s’installent autour de l’abbaye. L’abbaye elle-même ne pouvait accueillir plus d’une vingtaine de jeunes filles à qui l’on offrait, hormis l’éducation, le chauffage et le blanchissage, mais elle s’occupait néanmoins d’approvisionner le quartier. Saint-Antoine et le concours d’artisans étrangers permet l’utilisation de techniques nouvelles ou de matériaux exotiques.