Sartre : la Mauvaise Foi, l’être et le néant, textes philosophiques PDF

Cet article est une ébauche concernant la philosophie. L’Être et le Néant, sous-titré essai d’ontologie phénoménologique, est l’ouvrage philosophique principal de Jean-Paul Sartre publié en 1943. Sartre : la Mauvaise Foi, l’être et le néant, textes philosophiques PDF seconde philosophie de Sartre, passant de l’individu au social, s’ouvre avec les cahiers pour une morale et se poursuit avec la critique de la raison dialectique.


Deux pages du livre évoquent d’ailleurs  l’être-en-soi du garçon de café  en référence au lieu d’écriture de l’essai. Une suite était promise, en l’espèce une Morale existentialiste, qui n’a jamais été écrite, si ce n’est par Simone de Beauvoir avec Pour une morale de l’ambiguïté, ou dans les Cahiers pour une morale, publiés après la mort de Sartre. L’être ne saurait engendrer que l’être et, l’homme étant englobé dans un processus générationnel, il ne sortira de lui que de  l’être . Si l’homme doit pouvoir le mettre en question cette question, il doit pouvoir se considérer dans un ensemble et se mettre lui-même en dehors de l’être et par conséquent affaiblir la structure d’être de l’être. Il n’est cependant pas donné à la  réalité humaine  d’annihiler la masse d’être qui existe. Colette Audry, Sartre et la réalité humaine, Seghers, 1966.

Sans doute un des meilleurs exposés du premier Sartre. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 9 janvier 2019 à 15:27. Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues, même si les deux auteurs se sont influencés. Je n’essaie pas de protéger ma vie après coup par ma philosophie, ce qui est bâtard, ni de conformer ma vie à ma philosophie, ce qui est pédantesque, mais vraiment, vie et philo ne font plus qu’un.

Jean-Paul Sartre laisse derrière lui une œuvre considérable, sous forme de romans, d’essais, de pièces de théâtre, d’écrits philosophiques ou de biographies. Sa philosophie a marqué l’après-guerre, et il reste, avec Albert Camus, un symbole de l’intellectuel engagé. 1980, Sartre n’a cessé de défrayer la chronique. Il fut en effet de tous les combats, pleinement et totalement engagé dans son époque, embrassant avec ferveur toutes les causes qui lui ont semblé justes. Sartre aura milité inlassablement, jusqu’au bout de sa vie. Selon de nombreux commentateurs et pour Sartre lui-même, sa vie est séparée en deux par la Seconde Guerre mondiale.

Cette seconde période de son œuvre a fortement influencé les sociologues qualitativistes comme Erving Goffman. Le petit Sartre n’a jamais connu son père, qui meurt de la fièvre jaune quinze mois après sa naissance. L’image du père est pourtant là : c’est son grand-père, Charles Schweitzer, homme à la personnalité imposante, qui l’éduque avant qu’il n’entre à l’école publique à dix ans. De 1907 à 1917, le petit  Poulou , comme on l’appelle, va donc vivre avec sa mère chez les parents de celle-ci. Il y passe dix années heureuses. Cette période se termine en 1917 : sa mère se remarie avec Joseph Mancy, ingénieur de la marine, que Sartre, alors âgé de 12 ans, ne finira jamais de haïr.

Ils déménagent alors à La Rochelle, où il restera jusqu’à l’âge de 15 ans, trois années qui seront pour lui des années de calvaire : Sartre passe en effet du climat familial heureux à la réalité des lycéens qui lui paraissent violents et cruels. Vers l’été 1920, malade, Jean-Paul Sartre est ramené d’urgence à Paris. Soucieuse de son éducation qui pourrait être  pervertie  par les mauvais garçons du lycée de La Rochelle, sa mère décide que son fils restera à Paris. Jean-Paul Sartre, étudiant à l’École normale supérieure de Paris en 1924. 16 ans, Sartre revient au lycée Henri-IV où il avait été élève en sixième et cinquième.

Il y retrouve Paul Nizan, lui aussi apprenti écrivain, avec qui il nouera une forte amitié, jusqu’à sa mort en 1940. Sartre commence à se construire une personnalité. Sartre, toujours accompagné de Paul Nizan, prépare le concours d’entrée à l’École normale supérieure au lycée Louis-le-Grand. Il y fait ses premières armes littéraires, en écrivant notamment deux petits contes, deux sinistres histoires de professeurs de province, dans lesquelles éclatent son ironie et son dégoût pour les vies conventionnelles. Sartre se fait tout de suite remarquer dans ce que Nizan appelle  l’école prétendue normale et dite supérieure .