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Cette page est en semi-protection longue. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Montesquieu, avec entre autres John Locke, est l’un servir Engagement Devouement Asservissement les Ambiguites du Lien Social PDF penseurs de l’organisation politique et sociale sur lesquels les sociétés modernes et politiquement libérales s’appuient. Il est le neveu de Jean-Baptiste de Secondat, baron de Montesquieu.


Autour du verbe « servir » ce sont autant de postures singulières qui sont déclinées, depuis servir l’Etat, la patrie, la science, une clientèle, etc., que des situations aussi complexes qu’ambiguës intrinsèques à la relation de service. Entre servir les autres pour mieux se servir soi-même, servir sans être asservi ou servir sans trahir, des chercheurs interrogent les rivalités d’intérêts, les conflits de valeurs, et les stratégies.

Après une scolarité au collège de Juilly et des études de droit, il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714. Puis il oriente sa curiosité vers la politique et l’analyse de la société à travers la littérature et la philosophie. En 1726, Montesquieu vend sa charge pour payer ses dettes, tout en préservant prudemment les droits de ses héritiers sur celle-ci. Pour son appartenance à la franc-maçonnerie, Montesquieu sera inquiété par l’intendant de Guyenne Claude Boucher et le cardinal de Fleury en 1737.

La matière historique alimente surtout une réflexion politique, qui multiplie les références et les allusions à l’histoire moderne et surtout récente, voire contemporaine. 1739, il commence son maître-livre, De l’esprit des lois. D’abord publié anonymement en 1748, le livre acquiert rapidement une influence majeure. Dès la publication de ce monument, Montesquieu est entouré d’un véritable culte. Europe, et particulièrement en Grande-Bretagne, De l’esprit des lois est couvert d’éloges.

Article détaillé : De l’esprit des lois. Dans cette œuvre capitale, qui rencontra un énorme succès, Montesquieu tente de dégager les principes fondamentaux et la logique des différentes institutions politiques par l’étude des lois considérées comme simples rapports entre les réalités sociales. Cependant après sa mort, ses idées furent souvent radicalisées et les principes de son gouvernement monarchique furent interprétés de façon détournée. Il est aussi considéré comme l’un des pères de la sociologie, notamment par Raymond Aron.

La réflexion sur la liberté a moins d’importance à ses yeux que celle sur les règles formelles qui lui permettent de s’exercer. Montesquieu prévoit la  distribution des pouvoirs  au chapitre 5 de De l’esprit des lois. Montesquieu que deux pouvoirs : l’exécutif et le législatif, qu’un jeu institutionnel doit mutuellement restreindre. Le principal danger pour la liberté viendrait du législatif, plus susceptible d’accroître son pouvoir. Les deux pouvoirs sont soutenus par deux partis qui, ne pouvant ainsi mécaniquement pas prendre l’avantage l’un sur l’autre, s’équilibrent mutuellement.

Améliorez sa qualité à l’aide des conseils sur les sources ! Montesquieu s’appuie sur l’importance de la représentation. Les corps intermédiaires sont les garants de la liberté — la Révolution française montrera toute son ambiguïté quand elle supprimera les corporations, défendant à la fois la liberté du travail et dissipant les corps intermédiaires, laissant l’individu seul face à l’État — et le peuple doit pouvoir simplement élire des dirigeants. Les représentants sont tirés au sort parmi les citoyens qui sont tous égaux. Le principe en est la vertu.

Selon le jugement actuel, il est surprenant de constater que, pour Montesquieu, la monarchie permet plus de liberté que la république puisqu’en monarchie il est permis de faire tout ce que les lois n’interdisent pas alors qu’en république la morale et le dévouement contraignent les individus. Les régimes libres dépendent de fragiles arrangements institutionnels. Montesquieu affecte quatre chapitres De l’esprit des lois à la discussion du cas anglais, un régime libre contemporain dans lequel la liberté est assurée par la balance des pouvoirs. Montesquieu s’inquiétait que, en France, les pouvoirs intermédiaires comme la noblesse s’érodaient, alors qu’à ses yeux ils permettaient de modérer le pouvoir du prince. Comme nombre de ses contemporains, Montesquieu tenait pour évidentes certaines opinions qui prêteraient aujourd’hui à controverse. Alors qu’il défendait l’idée qu’une femme pouvait gouverner, il tenait en revanche qu’elle ne pouvait être à la tête de la famille. Alors que, selon Thomas Hobbes, l’homme a pour passion naturelle la quête de pouvoir, Montesquieu ne voit de danger que dans  l’abus du pouvoir , considérant que celui qui dispose d’un pouvoir est naturellement porté à en abuser.