Travail A L’Epreuve De La Mondialisation (Le) PDF

La Roche Tarpéienne est proche du Capitole : l’Italie au bord travail A L’Epreuve De La Mondialisation (Le) PDF gouffre? Nous ne connaissons ni le jour, ni l’heure. Mais nous ne pouvons plus ignorer le risque d’un tsunami qui va déferler sur nos économies au plus tard à la fin de 2020 sous le coup de l’indiscipline des Etats-Unis et de la hausse des taux.


La mondialisation actuelle, autant juridique qu’économique, apparaît à première vue comme un progrès, sur le plan de la prospérité comme de l’universalisme des droits de l’homme. Pourtant, les écarts se creusent entre les plus riches et les plus pauvres, les frontières se ferment aux humains en même temps qu’elles s’ouvrent aux capitaux, le malaise au travail s’accroît. Avec sa rigueur habituelle, Mireille Delmas-Marty cherche les causes d’une telle discordance entre travail et mondialisation et ose une lecture politique très éloignée du fatalisme actuel : Pourquoi le droit de l’Organisation internationale du travail ne peut pas être imposé par des juges internationaux alors que le droit du commerce est contrôlé par un organe qui peut organiser des sanctions ? N’est-ce pas la lenteur de la mondialisation du droit social, face à la rapidité de la mondialisation économique, qu’il convient d’interroger ? Et si la crise financière nous offrait la possibilité de réconcilier mondialisation et humanisation ?

000 milliards de dette souveraine est en circulation. 1000 milliards et du déficit budgétaire croissant. Mais si la taille de l’endettement augmente, ce sont les taux d’intérêt qui menacent le plus. A terme, c’est un accroissement de la charge d’intérêt de près de 300 milliards, soit un doublement en trois ans. Contrairement aux Etats-Unis, l’Europe a mis en place des mesures d’encadrement des déficits budgétaires. En 2012, le pacte budgétaire européen de l’Eurozone a initié un processus de contrôle budgétaire au niveau européen dont les effets commencent à se faire sentir. Mais c’est du côté de la politique monétaire que le bât blesse.

Cette politique a résulté en une expropriation des investisseurs et des compagnies d’assurances et fonds de pension de l’Eurozone. Cette politique dont l’utilité n’a jamais été démontrée va progressivement se ralentir et amener les taux à augmenter. Ce sera un bain de sang pour les pays très endettés de l’Eurozone. Il faut dire que la moitié environ de ces obligations est logée à la Banque du Japon. Nous sommes donc dans un système qui s’autofinance à travers deux grandes institutions contrôlées par le gouvernement et par fidélité a toute épreuve des Japonais qui détiennent une bonne partie de leur épargne en emprunts d’ETA.

Une des caractéristiques de la situation du moment est le déni. Certes, en conversations privées, la conscience d’un risque d’ouragan est présente, mais il s’agit d’un phénomène de schizophrénie qui feint d’ignorer que les premiers soubresauts se font déjà sentir. Il va falloir choisir entre la diminution des depenses, l’augmentation des recettes, mais surtout, de maniere plus immediate, la vente d’actifs sur une grande echelle. Il est urgent d’infléchir la politique de la Banque centrale Européenne. L’Europe est vacillante à cause de la politique de sa banque centrale. La crise pourrait cependant venir des Etats Unis où un tiers de la dette est détenue par des organismes étrangers, principalement des banques centrales.

Comme individus, assurons-nous que nous sommes en mesure de faire face à une baisse importante de nos actifs et que notre endettement est à taux fixe et sur longue durée. Nous ne pouvons pas compter sur le déni des autorités politiques et monétaires, ni sur les banques, gorgées de bons d’Etat pour des montants supérieurs à leurs fonds propres. Le moment est venu de prendre des mesures courageuses et immédiates. Ce sont les taux d’intérêts très bas qui favorisent la croissance, mais pour arriver où ? Je suis content d’être dans votre liste de diffusion.

Les cours du pétrole s’envolaient mercredi en Asie après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran et le rétablissement des sanctions contre Téhéran. 1,56 dollar à 70,62 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en juillet, prenait 1,81 dollar à 76,66 dollars. Donald Trump a annoncé le retrait pur et simple des Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien avec un retour de toutes les sanctions. Mais ils ont nettement rebondi en Asie, certains analystes évoquant la possibilité d’un baril à 80 dollars. Russie sur la limitation de la production, une demande mondiale qui a le vent en poupe et des données sur une baisse de la production américaine.

Les marchés sont portés principalement par le refus de Washington de renoncer aux sanctions contre l’Iran, et la perspective d’un resserrement de l’offre dans un marché aux marges de manoeuvres déjà étroites , a jugé Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures à Singapour. Les observateurs dressent un parallèle avec le Venezuela, où, après les sanctions, les niveaux de productivité ont décliné et il y avait moins d’offre dans un marché resserré . Laquelle de ces bombes va éclater ? Séparations des banques d’affaire et de dépôts. Fin de l’indépendance des banques centrales.

Financement direct des Etats par leur banque centrale. Il y a des réformes infiniment plus urgentes : occupons nous enfin sérieusement de cette finance totalement hypertrophiée ! Qui porte la responsabilité de la crise financière et économique qui maintient le monde entier en haleine depuis 2008 ? Sont-ce les banquiers cupides ou les États accro à l’endettement ?

D’après Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, théoriciens allemands du groupe Krisis , aucune de ces réponses n’est satisfaisante. La cause de la crise est en effet selon eux bien plus profonde. Après la crise de 2008, l’effondrement catastrophique du système capitaliste mondial n’a pu être empêché que par une intervention massive des États et des banques centrales, comme jamais l’histoire n’en avait connue. Si l’on doit à présent subir les conséquences de cette crise, sous la forme de l’endettement public et des politiques d’austérité imposées à la société, ce n’est pas parce que nous aurions vécu au-dessus de nos moyens et qu’il conviendrait de se serrer la ceinture . L’analyse originale de la crise développée ici se fonde sur une lecture de la théorie marxienne qui s’oppose en de nombreux points au marxisme traditionnel et à l’actuelle renaissance de Marx . Ici, Marx n’est pas le théoricien de la lutte des classes, mais celui qui développa la critique radicale d’une société fondée sur la production de marchandises et qui se heurte à ses propres contradictions internes.