Un prophète en procès, tome 1 PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Très tôt, des linges assimilés à cet événement sont devenus l’objet d’une dévotion particulière. Dans la Pietà de Nouans, le  Un prophète en procès, tome 1 PDF-Suaire  semble le même drap qui unit Jésus, Joseph d’Arimathie et le voile de Marie.


Les évangiles s’accordent sur ces points. Jean évoque des  linges  enveloppant le corps. Les traductions en français diffèrent sur ce terme : la TOB et la traduction Crampon parlent de  bandelettes , la Bible de Jérusalem parle de  linges , et celle de Louis Segond emploie le mot de  bandes . Selon l’Évangile, quand Jésus ressuscita, le linceul fut retrouvé à sa place dans le tombeau, mais sans son corps à l’intérieur.

Assez régulièrement, on désigne par le terme de  Saint-Suaire  une relique qui ne contient que l’image du visage de Jésus. Il y a en fait confusion entre les deux reliques. Assez tôt, des reliques apparaissent que l’on identifie au suaire ayant enveloppé le corps de Jésus. Articles détaillés : Mandylion et Doctrine d’Addaï. Ce récit, raconte comment le scribe royal Ananias, fit un portrait de Jésus  avec des couleurs choisies, et le rapporta au roi Abgar, son maître.

Scholastique fait état d’une version ultérieure de la légende, Ananias ne parvenant pas à fixer l’image resplendissante de Jésus, celui-ci se serait appliqué un linge sur le visage et son image y aurait miraculeusement été imprimée. Ian Wilson, pensent qu’il est possible que, par un système de pliage, seul le visage ait été exposé. Cela permet hypothétiquement de relier cette image d’Édesse au linceul de Turin. Quelques éléments vont dans le sens de sa thèse. Constantinople en 944, l’archidiacre de Sainte-Sophie prononce un sermon sur ce drap. On l’a longtemps cru perdu, avant qu’il soit retrouvé dans les archives du Vatican.

En 1203, un chevalier croisé, Robert de Clari, affirme avoir vu le linceul à Constantinople :  et si i trova on le tunike qu’il avoit vestue, qu’on li despoulla quant on l’eut mené au mont de Cauvaire. Les Vénitiens se sont approprié les richesses en or, argent et ivoire, et les Francs ont fait de même avec les reliques des saints, dont la plus sacrée d’entre toutes, le drap dans lequel notre Seigneur Jésus-Christ fut enveloppé après sa mort et avant sa résurrection. Nous savons que les objets sacrés sont conservés par les pillards à Venise, en France et en d’autres lieux, le drap sacré à Athènes. Le suaire ou linceul de Turin est actuellement le plus connu. Ostension du Saint-Suaire de Besançon, estampe de Jean-Charles Pellerin. Il s’agit selon les fidèles de l’image du corps d’un homme nu imprimée sur un tissu, image en laquelle les croyants croient reconnaître le Christ. Selon la légende, c’est Théodose II qui aurait fait don en 445, à Célidoine archevêque de Besançon, du Saint-Suaire.